BRAFA 2020 : une clôture en apothéose !

BRAFA 2020 : une clôture en apothéose !

En clôture de l’édition 2020 de la Brafa, la vente aux enchères caritative de cinq segments originaux du Mur de Berlin, spécialement organisée pour célébrer cette 65ème édition, a connu un succès retentissant. Avec 326.000 € recueillis, les attentes des organisateurs sont complètement dépassées: « Nous espérions atteindre 25.000  pour chacun des segments et nous sommes bien au-delà pour chacun d’eux. Les enchères furent serrées jusqu’à leur conclusion finale. Nous avons reçu des offres d’enchérisseurs de Belgique mais aussi d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas  et même d’une université aux Etats-Unis », déclare Harold t’Kint de Roodenbeke, Président de la manifestation.

Vente aux enchères du Mur de Berlin

Les cinq bénéficiaires de cette opération, actifs dans les domaines de la recherche contre le cancer, de l’intégration des personnes handicapées et du patrimoine culturel, recevront respectivement: Hart voor Handicap (60.000 €)CAP48 (62.000 €)Musée Art & Histoire (64.000 €)Télévie – FNRS(70.000 €)Kom op tegen Kanker (70.000 €). Ces cinq segments vont dès lors prendre le chemin de leurs nouveaux propriétaires domiciliés en Belgique mais également hors de nos frontières.

Nouveau record de fréquentation

Brafa Vernissage

Autre performance remarquable, la Brafa 2020 a fermé ses portes ce dimanche sur un nouveau record de fréquentation avec 68.000 visiteurs accueillis (contre 66.000 en 2019)! Cette performance est d’autant plus remarquable que cette édition 2020 comptait un jour de moins que les précédentes, la foire étant désormais accessible au public du dimanche au dimanche suivant.

D’excellentes ventes chez les marchands

Du côté des exposants, la satisfaction est également de mise. Un grand nombre d’entre eux a confié des niveaux de vente supérieurs aux éditions antérieures. Chez la plupart, les commentaires sont élogieux quant à l’évolution de la foire et la qualité du public rencontré, de plus en plus international notamment. Pour beaucoup, le potentiel de la plus importante foire de Belgique demeure énorme et prometteur. Tous les secteurs ont connu des niveaux de vente remarquables, comme en témoigne la sélection ci-dessous :

Au centre de l’attention médiatique de cette édition et salué unanimement par la critique, Samuel Vanhoegaerden (Knokke) a fait florès avec la vente de presque toutes les œuvres de son formidable ensemble consacré à James Ensor, à des prix annoncés entre 50.000 à 700.000 €.

Très remarqués chez Guy Pieters (Knokke), plusieurs dessins de grand format de Christo, préparatoires à son emballage de l’Arc de Triomphe prévu en septembre prochain, ont trouvé acquéreurs entre 600.000 et 1,2M d’€.

Grand succès également pour Alexis Pentcheff (Marseille), qui présentait notamment une très belle sélection de peintures postimpressionnistes et un rare ensemble d’œuvres nabis à des prix atteignant parfois plusieurs centaines de milliers d’euros; à mentionner spécialement une rare huile sur carton datée 1894 de Pierre Bonnard (Jeune femme endormie) y a notamment acquéreur dès le premier jour.

De très nombreuses galeries confient avoir réalisé leur meilleur résultat à la Brafa. C’est le cas de la galerie Vrouyr (Anvers) qui s’est séparé d’un tapis art déco de Albert Van Nuffel et d’un kilim Bakhtar Shustar d’Iran (vers 1900), Alexis Lartigue (Paris), de la Galerie de la Béraudière (Bruxelles), qui a cédé un bronze de Joan Miro (Femme et Oiseau, 1968), ou encore un flamboyant Red Circle (2010) de Bosco Sodi. De Wit Fine Tapestries (Malines) a cédé 6 tapisseries, tandis que Charly Bailli a vendu les deux pièces les plus importantes de son stand autour de 500.000€ chacune.

Brafa Folon

Plusieurs exposants effectuant leur retour à la Brafa ont effectué une excellente foire. C’est le cas notamment de Véronique Bamps (Bruxelles), Francis Janssens van der Maelen (Bruxelles) ou de la galerie De Jonckheere (Genève) qui signale de nombreuses affaires en cours aussi bien dans le moderne que l’ancien.

Grand succès également pour les artistes belges présentés sur divers stands. La Patinoire Royale / Galerie Valérie Bach a vendu une de leurs pièces-phares, une sculpture de Pol Bury (21 Rods Reflected in a Curve, 1967) à la Fondation Roi Baudoin, pièce qui sera exposée au Musée L de Louvain-la-Neuve.

D’autres œuvres sur papier et des collages de Le Corbusier ont été vendues par la galerie Maruani Mercier à des prix entre 30.000 et 200.000 €

Chez Rodolphe Janssen (Bruxelles), un grand monochrome de Bram Bogart a trouvé acquéreur à 110.000 €.

Ensor Brafa

Spécialisé dans l’Ecole de Laethem, Oscar De Vos confie une excellente édition avec des ventes d’œuvres de Georges Minne, Emile Claus (La Faneuse, 1891 ; Canards au bord de la Lys, 1910), Valerius de Saedeleer (Paysage d’hiver, 1925), Frits van den Berghe (Fleurs, 1929), Albert Servaes (un exceptionnel Enterrement chez les pauvres, 1907, œuvre qui fut exposée dans de nombreux musées).

Un tableau de grand format de Pierre Alechinsky a trouvé acquérir sur le stand de DIE GALERIE (Francfort) qui confie que la Brafa « est sa foire préférée ! ».

Disparu récemment, Panamarenko a connu un grand succès chez Jos Jamar (Anvers) avec la vente de nombreux exemplaires d’une série de trente sculptures / machines volantes intitulées Donderwolk, datant de 2019, complémentairement à la vente d’autres œuvres de James Ensor et Pierre Alechinsky.

Exposé à la Royal Academy de Londres dès la fin de ce mois, Léon Spilliaert jouit d’un intérêt manifeste: Femme regardant la mer, 1902 (chez Jos Jamar), La Baigneuse, 1910 (chez Harold t’Kint de Roodenbeke) ayant très rapidement trouvé amateurs tandis que d’autres œuvres sont en négociation chez Francis Maere (Gand) qui s’est aussi séparé d’une de ses pièces-phare (Grand carnaval ostendais, de Félix Labisse, 1934) aux côtés d’autres artistes belges tels Henri Evenepoel, Emiel Claus, Eugène Dodeigne à des collectionneurs belges, français, anglais italiens qui s’intéressent de plus en plus à l’art belge.

Exposition thématique

BRAFA ARt Tribal

L’art tribal est traditionnellement un point fort de la Brafa, et le demeure. Ainsi, Adrian Schlag (Bruxelles) s’est séparé d’une de ses pièces-phares, un masque Mblo de la civilisation Baule, Côte d’Ivoire autour de 280.000 €. Néo participant, Dalton Somaré (Milan) a cédé une importante figure de gardien Kota-Obamba bi-face du Gabon, milieu du XIXe s., pour un autre montant à 6 chiffres.

Dans des gammes de prix plus accessibles, l’exposition Wild Spirits présentée par Charles-Wesley Hourdé (Paris), – prenant pour thème le masque animalier en Afrique de l’Ouest – a connu un franc succès avec plusieurs ventes pour des montants volontairement accessibles (entre 4.000 et 25.000 €). 

Aussi rassemblés en exposition thématique chez Serge Schoffel (Bruxelles), 3/4 des quelque quarante objets sacrés churinga originaires des peuples aborigènes, ont très vite trouvé acquéreurs à des niveaux comparables.

Spécialisé dans les bronzes animaliers, Xavier Eeckhout (Paris) se montrait ravi avec une douzaine de ventes dont une sculpture d’Albéric Collin (La harde, autour de 100.000€) et un bronze d’Auguste Trémont (Panthère se tournant, autour des 40.000€).

D’autres ventes à remarquer

Porcelaine de Chine

Röbbig München confie un très grand intérêt pour la porcelaine de Meissen dont il est un spécialiste renommé. Parmi ses pièces vendues figurent une paire de vases hexagonales destinés à une cour Royale datant de 1735.

Toutes les œuvres de l’artiste Takehiko Sugawara ont trouvé acquéreurs à la Galerie Taménaga (Paris), à des prix évoluant entre 9.000 et 88.000 €.

La galerie Desmet (Bruxelles) rapporte plusieurs très belles ventes dont une sculpture en buis représentant la crucifixion de Saint-André (Allemagne du Sud, début du XVIIIe s.) pour un prix non dévoilé, un buste romain en marbre (IIe s AD, autour de 100.000 €) et trois terres cuites italiennes du XVIIe s. (entre 35.000 € et 65.000 €).

En Arts Anciens

Costermans (Bruxelles) a cédé un imposant lit de repos estampillée de Georges Jacob, datant de la seconde moitié du XVIIIe s. Floris van Wanroij (Dommelen) a cédé plusieurs œuvres à des clients nouveaux et existants, notamment sa pièce-phare, intitulée L’Adoration des Bergers, une huile sur panneau du Maître du Triptyque Morrison (Pays-Bas du Sud, vers 1505). 

À signaler enfin, plusieurs ventes réalisées ou en cours avec des musées internationaux. Notamment chez Philippe d’Arschot (Bruxelles) qui a cédé deux pièces d’orfèvrerie européenne ancienne à un musée du Nord de la France et à un autre musée au Japon.

La prochaine édition de la Brafa aura lieu du 24 au 31 janvier 2021.

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