BRUNEAF : De Lubaki à Mode Muntu

BRUNEAF : De Lubaki à Mode Muntu

L’engouement international pour la peinture contemporaine africaine ne se dément pas. Presque en même temps que la BRAFA, la BRUNEAF (BRUssels Non European Art Fair) qui se tiendra jusqu’à dimanche, rassemble les ambassadeurs des arts premiers au Sablon. Cette année, on peut noter la participation exceptionnelle du Musée Van Buuren qui accueille également une exposition d’art africain. 

La peinture congolaise (1926-1960…)

De Lubaki à Mode Muntu

BRUNEAF : De Lubaki a Mode Muntu

La galerie Ambre Congo organise le dernier volet de ses expositions sur la peinture congolaise. L’exposition retrace les débuts de l’histoire de cette peinture au Katanga et au Kasaï. Toutes les pièces sont issues de la collection privée de Pierre et Elisabeth Loos. 

L’Histoire de l’École d’Elisabethville

En 1926, un jeune agent colonial belge, Georges Thiry, remarque à Bukama des peintures sur les murs de cases. Il recherche l’auteur de ces fresques. L’auteur s’appelle Lubaki. Il lui propose de reproduire ses fresques sur un autre support. Il lui fournit alors du papier et de la peinture à l’eau. 

Georges Thiry était en contact à Bruxelles avec Gaston-Denys Périer, un homme congophile qui se démenait à promouvoir en Europe une meilleure appréhension des cultures africaines. Il lui envoie les aquarelles de Lubaki et réussi à les faire exposer en été 1929 au Palais des Beaux-Arts. 

BRUNEAF : De Lubaki a Mode Muntu
De Lubaki a Mode Muntu

Puis Thiry est en poste à Mweka, dans le Kasaï occidental. Il rencontre un second peintre de case, Djilatendo, avec lequel il renouvelle l’expérience. 

D’un style très différent, Djilatendo peindra également des scènes de la brousse ou de la vie quotidienne, souvent inspirées par les contes ancestraux. Ses compositions sont tout aussi différentes pour leurs formes géométriques comparables aux textiles Kuba.

Ces deux artistes, Lubaki et Djilatendo, sont les «précurseurs» les plus connus, mais il y eu quelques autres noms comme Ngoma, Massalay ou encore Manpinda.

Intérêt pour la peinture congolaise

Cet intérêt pour la peinture congolaise s’estompa à partir de 1935 jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Dès 1946, Pierre Romain-Desfossés fonda à Elisabethville, actuelle Lubumbashi, un atelier pour accueillir de jeunes artistes. 

En 1951, un artiste belge, Laurent Moonens fonda lui aussi à Elisabethville un second établissement, l’académie des Beaux-Arts. Il avait pour but de prodiguer aux élèves un enseignement dit plus “officiel”. D’où les peintres dit aujourd’hui de « l’École d’Elisabethville ».

BRUNEAF

Il remarqua très vite les aptitudes innées de quelques étudiants et leur permit de travailler à part et de s’exprimer librement tout en restant scolarisés. Il s’inspirait directement de la méthode appliquée par Pierre Romain-Desfossés dans l’atelier du Hangar. 

C’est ainsi qu’en parallèle des disciples de Pierre Romain-Desfossés, les élèves de Laurent Moonens purent développer leur personnalité, leur style et un univers pictural qui puisait son inspiration au coeur d’une culture résolument africaine. 

Mode MUNTU

Nous pouvons citer des élèves talentueux qui y sont passés : François Amisi, Alphonse Djumva, Joseph Kabongo, Celestin Kabuya, Jean Bosco Kamba, Henri Kazadi, Edouard Tshilolo, Floribert Mwembia et Modeste Ngoy Mukulu Muntu, plus connu sous le nom de Mode Muntu.

À découvrir jusqu’au 1er février 2020 inclus

Sr Gallérie – Grand Sablon 

37 de la Rue Ernest Allard

1000 Bruxelles

Votre site n’a aucun Étiquettes, donc il n’y a rien à afficher pour le moment.