L’acide glycolique, actif anti-âge et anti-imperfections de référence, mais qu’est-ce que c’est ?

L’acide glycolique, actif anti-âge et anti-imperfections de référence, mais qu’est-ce que c’est ?

L’acide glycolique, on lit son nom de plus en plus souvent sur les emballages de produits de beauté. Le mot “acide” peut faire un peur. Et pourtant, l’acide glycolique n’a rien de méchant, c’est un acide organique naturel de la famille des acides alpha-hydroxylés (souvent appelés AHA – de l’anglais, Alpha Hydroxy Acid – ou encore acides de fruit) qui peut aider avec les traitement cosmétique anti-âge pour la peau. Dans la nature, ces acides se composent à partir de sucres de fruit ou du lait. Les principaux AHA utilisés en cosmétique sont l’acide glycolique, l’acide lactique (lait), l’acide malique (pomme), l’acide citrique (citron) et l’acide mandélique (amande).

Issu de la canne à sucre (mais présent aussi dans la betterave et le raisin), l’acide glycolique est la plus petite et la plus simple des molécules parmi les AHA. Sa petite taille lui permet de mieux pénétrer la couche superficielle de l’épiderme (le stratum corneum) et d’y exercer une exfoliation chimique en diminuant la cohésion des cellules mortes afin d’accélérer leur élimination (effet kératolytique) pour faire apparaître plus rapidement la couche inférieure, plus saine et plus éclatante, et stimuler le renouvellement d’une nouvelle couche cornée.

En cosmétique, tout n’est que chimie, y compris lorsque l’on utilise des matières végétales. Du reste, les applications du moment telles que Yuka ou INCI Beauty classent l’acide glycolique dans les « bons » ingrédients, soit en vert. En fait, la notion d’exfoliation chimique s’oppose à celle d’exfoliation mécanique procurée par des crèmes contenant des grains abrasifs (cristaux de sel ou de sucre, fractions de noyaux ou de pépins de fruits, etc.).

Pour bien comprendre l’intérêt de l’acide glycolique, il faut se pencher sur le fonctionnement de l’épiderme, cette couche superficielle de notre peau (barrière épidermique), elle-même constituée de quatre couches principales. L’épiderme a pour fonction de développer et de renouveler en permanence à sa surface une couche protectrice ultime nommée couche cornée ou stratum corneum.

Cette couche cornée a un rôle primordial puisqu’elle est le premier contact de notre corps avec le monde extérieur, dont elle nous protège, en premier lieu des frictions d’avec tout ce qui nous entoure. Sur le plan physiologique, sa première fonction est de conserver l’eau à l’intérieur de notre corps. La couche cornée est aussi une protection vis-à-vis des rayonnements ultraviolets (UVB) qu’elle absorbe ou réfléchit afin de protéger les tissus vivants qu’elle enveloppe. Enfin, elle nous protège de la pénétration d’allergènes ou de bactéries néfastes, en grande partie grâce au microbiote qu’elle héberge à sa surface, cette fameuse flore cutanée qui peut compter mille milliards de bactéries, champignons et virus à la surface de la peau d’une seule personne adulte.

Comment cette couche cornée se construit-elle ? L’épiderme est constitué majoritairement de cellules appelées kératinocytes qui sont produites à partir de cellules souches logées dans la couche basale de l’épiderme, à la jonction entre l’épiderme et le derme. C’est là que ces kératinocytes vont naître, puis migrer couche après couche jusqu’à la surface de la peau en grossissant progressivement par accumulation de kératine, puis en se tapissant d’un ciment fait de lipides. A la fin de leur migration et de leur maturation, ces cellules (qui vont prendre le nom de cornéocytes) s’aplatissent, perdent leur noyau et donc leur vitalité pour constituer cette fameuse couche cornée qui s’éliminera petit à petit par desquamation naturelle. C’est donc cette desquamation que l’acide glycolique va accélérer. Ce processus naturel de renouvellement du stratum corneum (couche cornée) est permanent, mais il ne s’opère pas de façon égale tout au long de la vie, voilà pourquoi l’acide glycolique est mis en avant depuis quelques années concernant le vieillessement de la peau.

Mais pas seulement, la peau à tendance acnéique est une indication phare de l’acide glycolique : il est bien adapté aux états rétentionnels pour désobstruer les comédons, au gommage des cicatrices résiduelles, ainsi qu’aux épisodes d’acné tardive et persistante de la femme adulte qui gênent plus de 40% des femmes, parfois au-delà de 40 ans. Dans ce cas, l’acide glycolique a le double intérêt d’agir comme anti-âge et anti-imperfections.

En revanche, on s’abstiendra d’utiliser des soins à cette concentration lors de phases inflammatoires prononcées où leur tolérance ne serait pas optimale alors que les dermatologues disposent de médicaments efficaces. Dans tous les cas, une consultation auprès d’un dermatologue est indispensable.

Une concentration à 20 % d’acide glycolique (pH de +/- 4) correspond à la valeur maximale que l’on pourra utiliser sur le visage et que l’on réservera aux peaux grasses, là encore pour lutter contre les imperfections cutanées d’origine acnéique, désobstruer les points noirs, réguler l’excès de sébum et améliorer la texture de la peau.

Source : Laboratoire CODEXIAL

Laisser un commentaire